Après un premier weekend d'exploitation en salles aux US et dans une poignée de pays à l'international, il est temps de faire un premier bilan pour le box-office du film Birds of Prey de Cathy Yan.
Les projections dont on se rappellent estimaient que Birds of Prey ferait un démarrage assez proche de celui de Shazam! aux Etats-Unis - ce qui, à l'échelle de la plus petite production, aurait été synonyme d'une rentabilité plus forte dès le départ. Mais les compagnes d'Harley Quinn n'ont pas réussi à atteindre la fourchette des 40 à 60 M$, puisque le film n'a engrangé que 33 M$ sur le sol américain.
Du côté de l'international, les résultats sont aussi en dessous des espérances de Warner Bros., en n'allant chercher que quelques 48 M$, pour un total de 81 M$ au box-office mondial. A l'évidence, il s'agit du démarrage le plus faible pour un film DC moderne, et l'on cherche donc à expliquer les raisons pour expliquer ce début difficile.
On écartera l'argument qualitatif puisque les critiques de Birds of Prey ont dans l'ensemble été assez bonnes, et parce que les bonnes critiques n'attirent pas forcément en salles, pas plus que les mauvaises empêchent le public d'aller au cinéma (souvenez vous du cas Venom, au hasard). Certains parlent donc à la fois d'une fenêtre de février et d'un Rated R qui ne donne pas l'avantage au film, mais Deadpool en 2016, aux mêmes caractéristiques, avait pourtant bien réussi son coup.
D'autres parlent à la fois de la gestion du marketing de Birds of Prey, qui aurait trop misé sur une Harley Quinn à l'image encore écornée par le souvenir de Suicide Squad, une campagne un peu trop fluo et criante à l'image de ce dernier (malgré les différences bien évidentes), ou une mise en avant des vraies Birds of Prey du film pas assez importante. Egalement mis en cause, la levée bien trop tardive de l'embargo critique par Warner Bros. (qui était par chez nous à la veille de la sortie), rarement perçu comme un bon signe. Il ne faudrait pas non plus en oublier une partie du public, peut-être minoritaire mais toujours vocale en ligne, qui refuse encore et toujours de laisser des femmes occuper la place sur le terrain des comicbook movies.
L'explication doit être en réalité multi-factorielle, et il faudra voir dans les prochaines semaines si les critiques et une partie de l'engouement pourront faire accélérer la course aux chiffres - fort heureusement, Birds of Prey n'a plus Bloodshot ou The King's Man à concurrencer dans le mois. A espérer que Warner ne décide pas de baisser ses efforts pour proposer des films qui ont eu au moins le mérite, cette dernière année, d'être divers et variés autant dans la forme que le fond.
Birds of Prey est toujours diffusé dans nos salles de cinéma.